Brexit

Article 50 : quels impacts pour les investisseurs ?

Depuis le vote du Royaume-Uni en faveur du Brexit, l’impact sur l'économie domestique et sur le marché boursier a été plus modéré que prévu. La livre sterling s’est cependant dépréciée.

30/03/2017

Azad Zangana

Azad Zangana

Économiste senior européen et stratégiste

Keith Wade

Keith Wade

Economiste et stratégiste

Des dépenses de consommation plus fortes qu’estimé ont aidé à soutenir l'économie, tandis que l'appétit des investisseurs pour les actions internationales ayant des revenus étrangers, notamment libellés en dollars, a permis au marché actions domestique de résister. 

Maintenant que l'article 50 a été activé, que va-t-il se passer ?

Pour notre économiste et stratégiste Azad Zangana :

« La dépréciation de la livre sterling a eu lieu comme prévu et nous voyons maintenant les effets inflationnistes de la hausse des prix à l'importation se refléter dans l'inflation subie par les ménages. Les revenus réels disponibles progressaient de près de 5 % au début de l'année dernière, mais la reprise de l'inflation a réduit cette hausse à néant.

L'inflation a continué à augmenter et est actuellement à un niveau de 2,3 %. Selon nous, elle devrait atteindre 3,5 % d'ici à l’été, ce qui implique que le revenu disponible diminuera davantage au cours des prochains trimestres et devrait amener les ménages à réduire leurs dépenses ou leur épargne. De fait, le taux d’épargne des britanniques est en baisse depuis un certain temps déjà, et se situe actuellement aussi bas que durant la crise financière. Les ménages ne disposent plus que d'une marge de manœuvre très limitée pour réduire encore leurs économies et soutenir la consommation. Nous prévoyons un ralentissement de la consommation et donc du PIB cette année.

Les négociations formelles entre le Royaume-Uni et la Commission européenne devraient commencer en mai et Michel Barnier, négociateur de la Commission européenne sur le sujet du Brexit, a annoncé qu’elles devraient s’achever en octobre 2018.

En ce qui concerne l’étendue des négociations, le premier domaine qui sera débattu sera la « facture de sortie », le coût du départ sur la base des engagements existants du Royaume-Uni. Ce sujet peut potentiellement retarder les négociations sur d'autres aspects et amener les deux parties à manquer de temps pour non seulement achever les négociations, mais aussi pour parvenir à une conclusion juste et donc une entente.

Au-delà de la procédure de divorce immédiate, il faudra un cadre général mutuellement accepté pour la relation future. Il devrait inclure un cadre pour le commerce mais ce ne sera pas un accord commercial. Il est très probable que soit établi un accord de transition entre les deux parties, qui pourrait durer quatre ou cinq ans. Par rapport à la situation actuelle, il est probable que l’on passe de l'accès complet et libre vers certaines restrictions : le Royaume-Uni abandonnera peut-être l’accord sur le commerce agricole, en faveur de l'industrie pharmaceutique et des services financiers. Le pays semble vouloir négocier sur une base sectorielle : l'UE va probablement résister mais il est impossible de savoir à quoi les négociations vont aboutir.

Si aucun accord n'est conclu et si la période de négociations arrive à son terme, nous pourrions alors nous retrouver dans une situation de "Brexit dur", à savoir un retrait unilatéral de l'UE, sans aucun accord sur le commerce ou tout autre aspect 

de la relation. Un tel résultat serait considéré comme une issue négative pour toutes les parties, à l'exception du groupe aux positions les plus extrêmes au sein du gouvernement actuel du Royaume-Uni. Nous pensons qu'il pourrait être dommageable d’aller dans cette direction.

Passer sous les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce imposerait des droits de douane beaucoup plus élevés que ce qui serait autrement le cas pour les marchandises. Il ne couvrirait pas du tout les services, de sorte que la difficulté d'exporter les services serait beaucoup plus grande. Et cela conduirait à un environnement très médiocre pour les relations futures, qu'il s'agisse de la coopération en matière de sécurité ou sur d'autres sujets. »

Keith Wade, responsable de l’équipe d’économistes et stratégistes, ajoute :

« Pour ce qui concerne les marchés, le ralentissement de l’économie que nous commençons à constater nous amène à être plus préoccupés envers les petites capitalisations.

Si les négociations sur le Brexit sont difficiles, nous pourrions être confrontés à des accès de faiblesse de la livre Sterling, ce qui pourrait fournir un soutien supplémentaire aux valeurs dont les revenus sont générés à l'étranger. La question la plus importante est de savoir si un désordre politique entraînerait une perte de confiance dans le Royaume-Uni et la livre sterling. Si les chutes répétées de la livre devaient se répercuter sur les salaires et les attentes sur les prix, alors la Banque d'Angleterre devrait opérer un resserrement de sa politique qui créerait une situation très difficile pour les marchés au Royaume-Uni, en particulier pour l’obligataire. »

 

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Ce document exprime les opinions de l'équipe d'économistes de Schroders et ne représente pas nécessairement les opinions formulées ou reflétées dans d’autres supports de communication, présentations de stratégies ou de fonds de Schroders.

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Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Les cours des actions ainsi que le revenu qui en découle peuvent évoluer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant qu’ils ont investi.

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Les prévisions contenues dans le présent document résultent de modèles statistiques, fondés sur un certain nombre d'hypothèses. Elles sont soumises à un degré élevé d'incertitude concernant l'évolution de certains facteurs économiques et de marché susceptibles d'affecter la performance future réelle. Les prévisions sont fournies à titre d'information à la date d'aujourd'hui. Nos hypothèses peuvent changer sensiblement au gré de l'évolution possible des hypothèses sous-jacentes notamment, entre autres, l'évolution des conditions économiques et de marché. Nous ne sommes tenus à l'obligation de vous communiquer des mises à jour ou des modifications de ces prévisions au fur et à mesure de l'évolution des conditions économiques, des marchés, de nos modèles ou d'autres facteurs.

Réservé exclusivement aux investisseurs et aux conseillers professionnels.

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